LA JALOUSIE DU BARBOUILLÉ
Farce en 1 acte de Molière

Le Barbouillé est seul au monde.
Sa femme fume des cigarettes russes, rêvant d’une autre vie dans les bras d’un dom Juan tatoué à Caracas en 51.
Une lueur d’espoir pourtant ; et si le docteur qui passait justement par là pouvait lui donner un bon conseil sur ce qu’il doit faire ?
Le Barbouillé est décidément seul au monde !
Le docte des doctes préfère dévorer ses gaufrettes en discourant sur le seul sujet qui le passionne : sujet qui se résume à sa première personne.
Que faire alors lorsque votre femme s’évapore dans les bras d’un fumeur de Havane, lorsque son père n’y voit que du feu et que votre bonne foi semble être mise à mal ?
On peut toujours essayer de lui tendre un piège…
Ah, pauvre Barbouillé, bien des déboires t’attendent !
A propos de la mise en scène
Le défi de ce spectacle était de prendre en charge à deux comédiennes, l’interprétation totale de cette farce, La Jalousie
du Barbouillé, qui est dit-on la première œuvre de Molière.
La course de relai, cette magnifique épreuve sportive tant dans sa philosophie que dans sa représentation, fut notre inspiration lors de la création de ce spectacle. La prise en charge « à vu » des alternances de lieux, des passages d’un personnage à un
autre, des changements de scènes nous offre des partitions à jouer tout aussi importante que les scènes en elles-mêmes. Cette prise en charge engage le mouvement, la progression, le rythme même de la représentation.
Ce parti pris, loin d’être un artifice, participe bien au contraire à mettre en lumière ce qui constitue le matériau même de la farce : son mécanisme. La farce est intrinsèquement une machine, une machine à rire où chaque rouage à sa place et son utilité.
En nous jouant de l’illusion théâtrale nous n’incarnons plus un personnage mais devenons les interprètes de tous, les interprètes de la pièce elle-même, de sa structure et de ses enjeux et rendons à la farce ses lettres de noblesse.
À partir des didascalies de l’auteur et suite à une étude très précise du texte nous avons construit notre mécanique en nous équipant de quelques chapeaux, d’une table de camping et d’un petit réchaud pour interpréter l’œuvre de Molière, en nous réservant il est vrai quelques espaces d’improvisations.
Mise en scène : Katell Borvon
Avec : Katell Borvon et Marjorie Efther
Production : Compagnie Les Affranchis
Spectacle actuellement en tournée
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