IL DIT QU’IL EST NIJINSKY

Spectacle écrit, joué et dansé par Pierre Hoden

 

 

Mise en scène : Yves LeMoign’
Chorégraphies : Pierre Darde de l’Opéra de Paris
Musiques : Igor Stravinsky
Conseillers musicaux : Emmanuelle Souc et Rémy Salaün

 

Distribution
Nijinsky : Pierre Hoden

 

Voix Off
Narrateur : Jean-Louis Barrault
Diaghilev : François Périer
Eléonora : Geneviève Page
Téliaskovky : Stéphane Fey
L’huissier : Philippe Sire
Le docteur : Jean-Damien Barbin
Thomas : Damir Jalilov
Romola : Valérie Bezançon
Lisa : Emmanuelle Souc
Stassick et Babitch : Jean-Paul Da Silva
Fedorov : Rui Manuel Vassalo
Chanson d’Eléonora : Catherine Hoden
Clarinette : Rémy Salaün

 

Création en 1989 au Théâtre du Rond-Point/Renaud Barrault
Reprise en tournée en 1989/1990

 
 

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«Je voulais un spectacle qui me permette de jouer et de danser. Il s’est trouvé que ce qui avait été écrit sur Nijinsky ne me plaisait pas. En écrivant je me disais : «Ah, ce serait formidable de faire un spectacle sur les Ballets Russes. C’est une époque révolutionnaire, ce n’est pas dit que je ne le fasse par un jour». Les sources de ma pièce sont à la fois, les livres de Bronislava sa sœur et de Romola sa femme, il y a aussi des biographies et énormément de critiques de Cocteau, Claudel… Tout le monde a écrit sur lui. Les avis s’opposent, se contredisent et à partir de ce moment-là on peut faire une adaptation libre. En fait j’en avais marre des textes de Claudel qui «dégueulent» la grâce; la grâce, ce sont des pierres tombales. Ce qui compte c’est le vrai travail de chaque jour. Je souhaite que le spectacle amène les gens a avoir un autre regard sur Nijinsky qu’on a mystifié.

L’action dramatique suit chronologiquement les trente premières années de sa vie. Son apprentissage avec son père, puis à l’école impériale de Saint-Pétersbourg où du fait de son origine polonaise il va devoir se battre pour survivre, lui qui est plus doué que ses camarades russes qui appartiennent à la grande aristocratie et à la bourgeoisie et qui sont d’autant plus agressif que l’on sent l’imminence de la Révolution de 1905.

Puis c’est la rencontre avec Diaghilev et l’aventure des Ballets Russes, avec Stravinsky, Bakst, Benois, Fokine… , c’est Pétrouchka, L’après-midi d’un faune, Jeux, le sacre du printemps… A la veille de la première guerre mondiale il y a la rupture avec Diaghilev, son mariage avec Romola, sa maladie. Je me suis intéressé à ces trente premières «années de vie».

Quant à la chorégraphie, c’est le prolongement de l’action dramatique. Il n’y a pas de rupture entre les deux actions. Nous n’avons pas cherché à essayer de reconstituer historiquement les danses de Nijinsky. Mais nous avons fait uen recherche sur son style. Passionnant, Nijinsky chorégraphe, quelle invention ! On le lui a beaucoup reproché, d’ailleurs. Stravinsky le premier ! Le meilleur moyen d’approcher Nijinsky c’est par son travail.»

 

Pierre Hoden